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De Saint-Nicolas à la Cathédrale

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De Saint-Nicolas à la Cathédrale

Le 6 décembre 1247, Innocent IV écrit aux Dominicains de Gênes et leur donne l'autorisation de construire une chapelle sur le castrum de Monaco. La Bulle "Pro puritate devotionis et fidei" précise qu'une telle construction doit favoriser la réception des sacrements. La Lettre apostolique est datée de Lyon, le jour de la fête de saint Nicolas de Myre, patron des gens de mer, et c'est sous ce patronage qu'est placée l'église du Rocher.

La construction de l'église commença vers 1252 et l'édifice fut décoré et embelli au cours des années grâce à la piété et à la générosité des Seigneurs et Princes de Monaco, ainsi que de la population.

Antoine Ier (1701-1731) souleva le premier la question du nullius diocesis, selon laquelle Monaco ne relèverait d'aucun diocèse, mais de Rome. Honoré III entretint des relations plus ou moins paisibles avec les évêques de Nice et de Vintimille. En 1750, il annula tout acte, contrat ou constitution sortis de la Chancellerie épiscopale de Vintimille. L'année  suivante, il signa un concordat avec l'évêque de Nice précisant que l'évêque n'aurait la juridiction ecclésiastique que pour les affaires spirituelles. 

En 1793, Monaco est annexé à la France. Un projet visant à ériger un évêché avec à sa tête un évêque constitutionnel est rejeté. C'est donc Mgr Colonna d'Istria, évêque de Nice de 1802 à 1833, qui administre la paroisse de Monaco.

Par le Traité de Paris (1814), Honoré IV retrouve ses Etats. Son successeur, Honoré V, entame des négociations avec l'évêque de Nice. Désormais, tout acte épiscopal en matière religieuse devra être approuvé par le Prince avant publication.

En 1865, lors de la nomination de l'abbé Ramin comme curé de la paroisse Saint-Nicolas, Charles III (1856-1889) estime que ses prérogatives n'ont pas été respectées. Il entreprend alors une action diplomatique qui reçut un accueil favorable de Pie IX. Par décret consistorial en date du 30 avril 1868, la paroisse de Monaco était séparée du diocèse de Nice et érigée en Abbaye nullius diocesis, ayant à sa tête un Abbé mitré dépendant directement de Rome. Don Romaric Flugi, bénédictiin de la congrégation de Subiaco, fut nommé Abbé. Il est remplacé en 1871 par Dom Léandre du Lou, mais les bénédictins quittèrent Monaco en 1874.

C'est alors Mgr Lorenzo Viale, évêque de Vintimille, qui assure la fonction d'Administraeur Apostolique. A la même époque, l'église Saint-Nicolas est démolie et on pose le 6 janvier 1875 la première pierre de ce qui allait devenir douze ans plus tard la Cathédrale du nouvel évêché.

Le 15 mars 1887, la Bulle "Quemadmodum sollicitus" de Léon XIII érigeait le diocèse de Monaco, dépendant directement de Rome. Mgr Charles François Bonaventure Theuret fut nommé évêque  de Monaco. Le territoire du diocèse est alors divisé en quatre circonscriptions paroissiales : paroisses du Palais, de la Cathédrale, de Sainte-Dévote et de Saint-Charles. S'ajouteront en 1911, la paroisse Saint-Martin et, en 1987, la paroisse Saint-Nicolas de Fontvieille.

Par une Convention signée au Vatican le 15 juillet 1981, le Siège épiscopal de Monaco était élevé à la dignité de Siège archiépiscopal. Mgr Charles-Amarin Brand fut le premier archevêque. Mgr Joseph-Marie Sardou lui succéda de 1985 à 2000 et, l'actuel archevêque est Mgr Bernard Barsi.